Comment j’ai vécu mon divorce (et vous allez tout savoir)

Il y a des jours où une multitude de sentiments contradictoires nous envahissent les uns après les autres.

Aujourd’hui, c’est le jour de la prononciation de mon divorce avec le papa de Loulou.
Malgré une séparation « à l’amiable », la vente de la maison et les délais de jugement nous ont fait attendre plus de deux ans cette date.

Je vogue sur une vague d’insécurité déconcertante !

Tout d’abord, je dirai que j’ai peur.

Peur d’arriver sur place et que le papa sorte un dossier contre moi ou change d’avis sur la garde.
Je le respecte et lui fait confiance mais, je ne sais pas, j’ai peur.
Et saviez-vous que le juge pouvait très bien refuser le divorce ou modifier les conditions actées avec l’avocat ?

Je suis soulagée.

Finalement c’est la conclusion logique de cette séparation.
Voilà un acte qui nous permettra d’officialiser enfin la fin de notre relation.

Je suis triste.

Il n’est pas un mec de passage dans ma vie. Il s’agit de celui que j’ai épousé, celui que j’ai aimé, celui qui m’a offert l’amour de ma vie: Loulou.
Je me demande souvent pourquoi ça nous est arrivé à nous. Un couple sur 3, les statistiques ne mentent pas, mais pourquoi nous.
J’aurai aimé que ça marche.

Je suis en colère.

J’ai survécu à tout ça. Loulou est heureux désormais, et moi aussi. Nous avons réorganisé nos vies maintenant.
Pourquoi nous font-ils attendre si longtemps ? De nouveau, je dois me replonger dans cette histoire si douloureuse.

Je suis fière.

Je vais y aller, je vais le faire.
Je vais réussir mon divorce, pour moi et surtout pour Loulou.
Nous allons être heureux.

3 ans de mariage, 2 ans d’attente, 2heures de retard, 5 min dans le bureau du juge

Finalement, nous prenons le parti de nous amuser pour détendre l’atmosphère.
La juge à deux heures de retard. On parle de Loulou on échange des anecdotes et des photos de lui.
On en arrive même à jouer avec les meubles dans la salle d’attente du tribunal.

Du coup nous ne subissons pas l’ambiance pesante qui me faisait tellement appréhender.
Après avoir perdu une demi-journée à attendre, on passe devant la juge.
Elle nous reçoit séparément, puis ensemble. 5 minutes après, nous sommes divorcés.

C’est au restaurant, avec un cocktail, que nous terminons cette journée.
Notre complicité (re)naissante nous aura finalement permis de faire de ce divorce une formalité.

La page est tournée !

Et vous, aviez-vous appréhendé votre divorce?