Allaitement au biberon : pourquoi vous ne devez pas culpabiliser !

Non, je n’ai pas allaité mon enfant !
C’est un vrai combat de pouvoir le dire. Aujourd’hui c’est presque tabou.
On nous demande toujours de justifier notre choix. Mais demande-t-on la même chose à une mère allaitante ?

Je rebondis sur la semaine de l’allaitement maternel pour parler de celles qui n’ont pas voulu ou pas pu donner le sein à leur bébé.
Celles dont on ne parle presque jamais.

Les attaques au quotidien

allaitement biberon2« L’allaitement maternel est le meilleur moyen d’apporter aux nouveau-nés les nutriments dont ils ont besoin. L’OMS recommande l’allaitement au sein exclusif du nourrisson jusqu’à l’âge de six mois et de poursuivre ensuite jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne. »

« Quoi tu ne lui as jamais donné le sein ? Mais pourquoi ? »

Nous venons d’avoir un bébé, nos hormones nous jouent des tours, notre estime de soi est au plus bas.
Pourtant c’est à ce moment là que les documents pro-allaitements sont glissés dans le carnet de santé de bébé, ou que les copines nous parlent de la Leche league.

A partir de maintenant nous n’arriverons plus à nous séparer de notre culpabilité.

Pendant la grossesse

Bien sûr enceinte on commence à avoir une idée de ce qu’on prévoit pour l’allaitement du bébé. Mais la vraie décision se prend en quelques secondes, dans une salle d’accouchement, les jambes écartées et remplies d’émotions inconnues.
Le bébé pleure, la réponse est attendue et la réflexion n’est pas de mise.

Pour ma part, mon côté un peu hippy aurait dû me pousser à fournir mon lait à la prunelle de mes yeux.
Mais déjà pendant la grossesse j’avais du mal à voir comment un bébé pouvait s’approprier mon corps, ma santé et mon alimentation.
De ce fait, devenir esclave de mon enfant, nuit et jour, et voir mon corps se transformer encore plus me dérangeait.
Même si je pensais que l’allaitement biberon serait le mieux pour mon bien être, j’ai quand même hésité jusqu’au dernier moment.

Le choix du biberon

Seulement 62% des femmes allaitent le bébé aux seins
Donc 38% des femmes allaitent au biberon ! Ce n’ai pas rien.
Alors pourquoi devrions-nous nous sentir coupable comme si nous étions uniques ?

Les bénéfices que j’en ai tirés

ALLAITEMENT AU BIBERON3Après avoir réchauffé Loulou sur mon cœur pendant un temps in-quantifiable, j’ai adoré voir le papa profité de « son » moment en donnant le premier biberon.
Peu à peu j’ai récupérer mon corps, à moi, sans avoir à tirer mon lait comme une vache et profitez de ma nouvelle vie sans être assise toute la journée, mon bébé au bout du sein
Toute la famille, les amis ont pu partager un moment magique en donnant le biberon au nouveau né et voir en temps réel son visage détendu du bébé rassasié.
J’ai pu très rapidement espacer les biberons et donc prolonger les nuits.
J’ai profité de ces moments câlins même s’il n’était pas posé sur ma peau, et aujourd’hui nous sommes toujours très complices !

Arrêter de culpabiliser

Le lait maternel reste l’aliment le plus adapté au nouveau né. Ça c’est certain.
Mais selon les spécialistes donner du lait en poudre n’est pas si néfaste que ce qu’on veut bien vous faire croire.

En ce basant sur différents articles, mes recherches m’ont permis de trouver des réponses déculpabilisantes au possible :
« Le discours du docteur Michael Kramer, éminent chercheur à l’université McGill, est déculpabilisant. Selon lui, allaiter son enfant n’est ni plus ni moins important que de ne pas fumer, d’attacher son enfant, de lire avec lui, de jouer avec lui, etc. Selon lui, on a tendance à exagérer les bienfaits et faire lourdement porter le blâme aux mamans qui optent pour le biberon pour n’importe quelle raison. »

On assume

bebe allaitement au biberonChaque maman doit être à l’aise dans les choix qu’elle prend pour elle et son enfant.
L’allaitement étant le plus important pour commencer la relation avec votre bébé.

Alors faîtes votre choix en votre âme et conscience, et profitez de ces moments de bonheurs (entre deux moments de fatigue intense).

Dîtes vous bien que vous n’êtes pas seule et que vous ne faîtes pas de mal à votre bébé.
Une maman épanouie dans son choix d’allaitement, rendra le bébé épanouie lui aussi.
Et puis si vous n’êtes pas sûre de vous, essayez le sein et voyez si cela vous correspond.

Le biberon était-il un choix ou une obligation pour vous ?
Comment avez-vous vécu cet allaitement au biberon ?